Jeudi 16 février 2017, l’Assemblée Nationale a définitivement adopté la proposition de loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Ce texte permettra aux femmes victimes de désinformation en matière d’avortement de demander réparation en justice. Il vise les nombreux sites internet – qui prolifèrent depuis quelques années-  ayant pour but de tromper les femmes sur l’exercice du droit à l’IVG, notamment sur les délais légaux.

Avec l’adoption de cette proposition de loi issue du groupe socialiste, écologiste et républicain, la gauche a posé une barrière importante pour défendre le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps au moment où, en France et dans le monde, des groupes intégristes et des forces réactionnaires multiplient les coups de boutoir pour le remettre en cause.

Ce combat, c’est la gauche qui le porte avec l’appui du centre. Durant tout le débat, la droite conservatrice et l’extrême-droite se sont alliées pour y faire obstacle avec des arguments qui rappelaient les pires attaques proférées il y a quarante ans contre Simone Veil. L’influence du lobby intégriste dans la campagne du candidat Fillon n’y est sans doute pas étrangère. Face à ces menaces de retour en arrière, il est important que la loi donne aux femmes les moyens de défendre leur droit.